Journal de Nono

Monde injuste

Je n’ai plus d’énergie. Je culpabilise de ne pas aller en sport, ça doit faire plus de 2 semaines que je n’y suis pas allée. Mais j’ai envie de changer de salle, les horaires ne me conviennent pas du tout.
J’en ai repéré une autre, je ne pourrais m’y inscrire qu’en février car j’ai une période d’engagement dans celle où je suis.
Avec Cy, ça va j’ai peur que tout s’arrête. Je ne pense pas que ça arrive mais on ne sait jamais. Genre ça se sent que lui il n’a pas de problèmes familiaux, que dans sa vie il n’est pas triste, encore moins déprimé.
L’autre jour, je suis allée à un repas chez son frère et sa copine. En rentrant, je me suis effondrée en pleurant. Je me suis sentie angoissée, de mon manque de sociabilité, et de la différence qu’il y avait.
Quand je dis différence, je parle du fait que dans sa famille tout a l’air de bien aller. Moi en un claquement de doigt, je peux recevoir un appel de mon père pour me dire que ma mère a rechuté, me raconter plein d’horreur et me faire déprimer. Je ne me suis pas sentie normale, et j’ai craqué.
A part ça, je sens que les sentiments pour lui sont là.
A voir.
Et le boulot, c’est l’heure de se barrer. Je n’ai plus envie de rêver des essais que je fais, tel un robot sans âme.
En plus, j’ai appris qu’un budget pour augmenter les salariés avait été dégagé "pour motiver les salariés".
Et moi j’ai appris que je n’aurais rien.
Faire 40h payé 37,5h me pose problème.
Savoir qu’un collègue qui est là depuis 2 ans est payé + que moi, alors que j’y suis depuis 5 ans, c’est du foutage de gueule, de la trahison. C’est inacceptable. C’est de l’exploitation. Je me démerde aussi bien que lui. Sans compter que lui, il a du avoir sa petite augmentation.
Où va le monde ?
Ce n’est plus du tout possible.
C’est clairement l’heure de quitter le navire, sans culpabilité.
En 2018, je serai partie de cette boite, c’est sûr.